La liberté de lire

Je l’ai écrit assez souvent, j’aime lire. Plus, j’aime le livre. Ce magnifique objet qui peut vous emmener à des milliers de kilomètres de chez vous, dans des mondes qui n’existent pas, ou plus, là où vous n’irez jamais. Qui vous permet le temps de quelques pages de vous déconnecter de la réalité, ou de vous maintenir informé de ce qu’il s’y passe. Le livre vous enrichit en tant que personne, tout simplement.
J’adore traîner dans les librairies, saisir plusieurs livres, attirée par un titre ou une couverture, lire le résumé, parfois la première page pour être sûre, le reposer ou le garder pour l’emporter. Je crois que si on fait le compte, j’ai dépensé plus en livres qu’en vêtements.
J’aime ce moment où, allongée sur mon lit ou dans mon bain, j’ouvre le livre, tourne les pages (j’adore le bruit des pages qui se tournent), et me plonge dans le récit. Plus rien d’autre n’existe, et je suis à deux doigts du meurtre quand on ose frapper à ma porte et m’appeler.
Je lis aussi en voiture, dans le train, dans le métro, dans le bus. Avant je lisais en mangeant. J’ai toujours un livre dans mon sac, si ce n’est deux. J’en suis à un point où j’évite parfois d’entrer dans une librairie car je sais que je vais en ressortir avec un butin.

Getting lost in a good book

Ce bonheur-là, je ne l’aurai jamais avec un livre numérique. C’est certes pratique, mais c’est un objet froid, silencieux et restrictif. Où est le plaisir de butiner pour trouver LE livre, auquel vous n’auriez jamais pensé? Celui de tourner les pages, de sentir cette odeur si particulière qui vous invite au voyage? Celui de prendre son temps pour choisir, entouré par des montagnes de livres, de couleurs, de tailles, d’épaisseurs et d’histoires différentes?
Et surtout, où est cette liberté de choisir et acheter anonymement un livre? Et d’en disposer librement? Car via Twitter, en suivant quelques liens, j’ai appris que lorsque l’on souhaitait acheter un livre numérique, une identification était demandée et toute information conservée. Jugez plutôt:

Comme le note Stallman, vous pouvez vous rendre dans une librairie et acheter un livre physique de manière anonyme, le plus souvent juste avec des espèces. Tout au plus pourrait-on exiger de vous de prouver votre âge pour certains contenus, mais aucune trace des informations que vous donnez ne sera conservée. Contrairement à l’achat d’un e-book, qui requiert une identification, reliée à une carte de crédit, un compte bancaire, et d’autres informations difficiles à supprimer. Ces traces d’achat peuvent alors être invoquées ou saisies par les autorités qui pourraient avoir un intérêt à savoir ce que vous avez lu. Avez-vous acheté des livres sur les fertilisants agricoles récemment ? Ou peut-être vivez-vous dans un pays du Moyen-Orient et votre gouvernement se préoccupe soudainement du fait que vous avez acheté des e-books expliquant comment construire des applications se connectant à l’API de Twitter.

Je trouve ça plutôt effrayant, et ça me conforte dans l’idée de continuer à lire des livres physiques. Je vous invite à lire les deux articles suivants: Les dangers du livre électronique par Richard Stallman (la citation est extraite de cet article) et Lisez, vous êtes surveillés.

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Grasse toute nue

Je parcours un peu la blogosphère féminine (merci Hellocoton, véritable annuaire), vu que je suis au chômage, j’ai rien d’autre à foutre (je ne vais donc pas tarder à me lancer dans l’alcoolisme – je suis bien partie pour y arriver- ainsi que l’inceste pour finir par faire des enfants consanguins que je baladerais dans ma Twingo tunnée Hello Kitty en écoutant le Losc perdre un match à la radio), et je tombe souvent sur des articles pestant contre ces pseudo journalistes de magasines féminins qui prônent le bien-être dans son corps (même si tu es tellement grosse que tu fais une taille 40) pour te vanter deux pages plus loin un super régime tellement bien qu’il a fait maigrir Renée Zellwegger entre deux tournages de Bridget Jones, tu sais, ce film, adapté d’un bouquin, où on t’a fait croire que Colin Firth et Hugh Grant se battraient pour chopper la grosse loseuse pathétique de service, maisbiensurprendsmoipouruneconnejekiffeàdonf.
Ce qui en ressort, et c’est plutôt positif, c’est un rejet massif de ces conneries, et une forte volonté de s’accepter telles qu’on est, parce que, dans le fond, on est toutes belles. Même avec de la cellulite. Même avec des vergetures. Même avec les hanches en forme de bouée. Même avec un bide de femme enceinte de trois mois. Même avec de l’acné. Même avec les cheveux gras. Même avec un gros cul. Même avec des jambonneaux à la place des cuisses. Même avec des baguettes à la place des jambes, ou des poires à la place des seins. Ect, ect.
Bien que je ne doute absolument pas de la totale bonne foi de ces blogueuses (aucune ironie ici, je le pense vraiment), même, j’envie cette façon de penser, je n’arrive pas à adopter ce point de vue. Parce que, tout de même, vous allez vraiment me faire croire que jamais vous ne croisez une femme dans la rue que vous trouvez moche? Ou un homme, hein, c’est pareil. Ce que je veux dire, c’est que, voilà, il y a des gens moches. Ou en tout cas, qu’on trouve moche (par exemple, y’a des gens pour trouver que Kate Winslet, ou toute autre artiste/célébrité/amie que vous trouvez à tomber, est laide). Et j’aime pas trop cette hypocrisie générale, façon « on vit dans un monde de bisounours en reprenant en choeur Zazie » qui consiste donc à dire « Tout le monde il est beau » (Zazie qui, donc, a oublié son Bescherelle ce jour là). Bah, non, tout le monde il est pas beau, comme tout le monde il est pas intelligent, comme tout le monde il est pas gentil et ainsi de suite. Ainsi va le monde et il faut faire avec.
Tout ça peut sembler un peu embrouillé, et mon propos n’est pas de rejeter les autres à cause de leurs disgrâces physiques et/ou mentales (cela dit, je me demande si on ne le fait pas inconsciemment dans la vie de tous les jours, ou rien qu’en ne voulant pas regarder tel film ou telle série juste parce que la gueule d’un acteur ou d’une actrice nous revient pas), ni de s’auto flageller et de se cacher du regard des autres, c’est juste que je n’aime pas trop cette tendance à refuser d’appeler un chat un chat. Dire « ronde » alors qu’on pense « grosse », ou le top, « elle/il a du charme » au lieu de « elle/il est moche » et ce genre de conneries qu’on nous balance à la pelle. Bon, après, c’est sûr, on ne va pas dire à quelqu’un qu’il est laid, c’est pas cool, mais en tant que moche, soyez certains qu’on est au courant que vous mentez (coucou les parents!).
Je pense qu’on est tous d’accord pour dire qu’il faut s’accepter tel qu’on est, et que si quelque chose ne nous plaît pas chez nous, il faut tout simplement y remédier (dans la mesure du possible, bien sûr, je ne peux rien faire contre ma minuscule taille). Mais de là à faire croire que c’est génial d’avoir plus de bourrelets que le bibendum Michelin, ou des jambes tellement fines qu’on en fait le tour avec le pouce et l’index, ou même d’avoir un physique disgracieux aumoinsjemeferaipasvioler, j’achète pas. On fait avec, on apprend à se mettre en valeur, très bien, mais on évite de se mentir quand même. Sinon on ne dépenserai pas nos sous dans des wonderbra, ou des corsets amincissants, ou dans des tonnes de maquillage et autres objets pour se sentir plus jolie.

Pourquoi cet article qui part un peu dans tous les sens? Parce que j’en ai marre de cette étrange dictature qui consiste à vouloir me forcer à me sentir bien dans ma peau alors que je suis un peu grosse (oui j’ai dit GROSSE et pas RONDE, ouh la vilaine) et que j’ai la gueule d’une ado de quinze ans. Je ne suis pas obèse non plus, je fais une taille 40 , mais comparée à ce que j’étais avant, je me trouve grosse (c’est bon, c’est pas la peine de monter sur vos grands chevaux si vous faites une taille 42 ou 50). Je prends du M à la place du S, j’ai des hanches qui débordent, du bide, et j’aime pas, et j’aimerai JAMAIS ça, et je vous demande bien comment je suis censée trouver ça génial alors qu’avant j’étais fine (et j’avais quand même des seins) en bouffant absolument n’importe quoi (c’est pas beau de vieillir).
Donc, non, je ne suis pas belle toute nue, je suis grasse toute nue, et j’en ai marre de me sentir coupable de ne pas assumer, et je vois pas bien l’intérêt d’essayer de faire croire que je me sens bien dans ma peau alors que c’est pas le cas, comme pas mal de femmes le font, peut-être histoire de s’auto-persuader (elles se repèrent assez vite, ce sont les nanas aigries qui crachent systématiquement sur les minces en les traitant d’anorexiques).


(et dire qu’il y en a pour la trouver laide… )

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Everything is changing

Ces temps-ci, humeur changeante. A vrai dire, je crois que j’en ai marre de la morosité, de la déprime, je traverse une phase « j’ai envie de croire que ça va bien se passer ». Savez, parfois je ne postule pas à certaines offres d’emploi, soit parce que je suis persuadée que je n’aurai même pas de réponse, soit parce que j’ai peur d’en avoir une positive. C’est totalement idiot, n’est-ce pas? Je dois sans doute avoir peur de me retrouver piégée, comme si je ne l’étais pas en ce moment.
J’en ai assez de m’empiffrer et de déprimer ensuite parce que je n’arrive pas à maigrir. J’en ai assez de supporter l’état dépressif de ma mère (je ne sais pas trop comment décrire ce qui lui arrive), de toujours tout voir en noir, d’avoir l’impression que jamais je ne m’en sortirai. Parce que, rassurez-moi, je ne vais pas finir ma vie chez mes parents, dans le Nord, au chômage, quand même? Non parce qu’autant me jeter par la fenêtre tout de suite, ça sera moins long.
J’envie un ami qui semble béni par les dieux de chance, pour qui tout va bien, surtout côté job et salaire, mais voilà, lui, il a fait des études, il a bossé, il s’est bougé le cul, et on ne peut pas en dire autant de moi.
Je crois que je laisse tomber ce vieux rêve de trouver un jour ma voie, je ne crois pas en avoir une, en fait. Et ce n’est pas si grave que ça, dans le fond. Enfin, j’en sais rien. Peut-être que je trouverai dans quelques années, on ne sait jamais.
Et puis j’en ai marre de mentir, de faire semblant, de ne pas envoyer chier parce que, tu comprends, la pauvre, elle est déjà tellement malheureuse dans sa vie… Ou parce que j’ai peur des réactions parentales, à qui je n’ai pas osé dire que j’avais réservé une chambre d’hôtel à Paris, pas envie de m’entendre dire que c’est idiot, que ça coûte trop cher, ect. J’ai envie de faire ce que je veux, sans me justifier, mais dès que j’ose le faire comprendre à ma mère, elle joue les martyrs, la pauvre petite victime mal aimée et rejetée par sa cruelle fille. Oh, je peux vivre ma vie cinq minutes là? C’est déjà pas marrant de vivre chez ses parents à mon âge…
(Ah ah je viens de m’apercevoir que je me suis trompée en envoyant une lettre de motivation à Pole Emploi, ça m’apprendra à faire des copier-coller tiens).
Je trouve que je me gâche quand même pas mal la vie, en fait.

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Plein de livres à lire

Je pourrai te parler de la fermeture de Megaupload par le FBI, la vengeance organisée par Anonymous consistant à hacker les sites d’Universal, justice.gov et même hadopi.fr, de la réouverture de Megaupload, de cette peur terrible de ne plus pouvoir accéder aux séries en temps réel et de devoir attendre les diffusions françaises (donc deux ans après et en vf – argh, je suis devenue snob), mais j’ai pas envie que le FBI sonne à ma porte donc on va éviter.

Au lieu de ça, je vais te parler de la résolution que j’ai prise (rien à voir avec la nouvelle année). L’autre jour, mon papa a installé deux nouvelles étagères dans ma chambre, que j’avais achetées parce que, franchement, ces bouquins et dvd qui traînaient partout, ce n’était plus possible. Depuis mon retour de Paris, j’avais quand même pas moins de cinq cartons remplis de livres et un de dvd. Autant vous dire que les deux étagères furent vite remplies. Il me reste encore deux cartons de livres.
En rangeant tout ça, je me suis aperçue qu’il y avait quelques livres que j’avais commencé sans les terminer, voire pas du tout commencé, et ça c’est mal. Je n’aime pas laisser tomber une lecture (même si ça m’est arrivé quelques fois, genre Les Hauts de Hurle-Vent, quinze fois que j’essaie, j’y suis jamais arrivée; A la Recherche du Temps Perdu, pareil), donc j’ai décidé de m’attaquer au problème dès hier et de les finir. Voici la liste, parce que je suis sûre que tu crèves d’envie de savoir.

Chahdortt Djavann – Je ne suis pas celle que je suis

Sheila Kohler – Quand j’étais Jane Eyre

Col Buchanan – Le Coeur du Monde, tome 1: Farlander

Sofi Oksanen – Les Vaches de Staline

Sylvia Plath – Journaux de 1950 à 1962

Tanith Lee – Le Dit de la Terre Plate, intégrale, tome 1

Et la liste n’est pas terminée… Aujourd’hui, je m’attaque aux Vaches de Staline. Le livre est intéressant, mais l’écriture est très clinique, comme si c’était un compte-rendu, ce qui ne rend pas les choses faciles.

Les Vaches de Staline

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Pourquoi je n’aime pas les sorties mère-fille

Je ne sais pas ce qu’il prend à mes parents, mais cette semaine, on dirait deux adolescents. Entre mon père qui ne supporte pas de se sentir délaissé (à tort) et ma mère qui n’a plus trop envie de se laisser écraser, ça donne des situations totalement absurdes, et comme chacun à ses raisons, impossible de régler les choses.
Je n’aime pas faire du shopping avec ma mère. Parce que c’est une occasion pour elle de me piéger et de m’inciter à lui parler. De se lamenter sur la méchanceté et l’agressivité de mon père, et que ni lui ni moi ne semblons comprendre ses sentiments vis à vis de ses parents. Personnellement, je pense que je comprends, mais je ne vois vraiment pas ce que je peux dire ou faire de plus. La situation est la même depuis 2008, ça n’est pas près de changer (est-ce bien souhaitable d’ailleurs?). Puis sans que je sache pourquoi, c’est retombé sur moi, qui n’ait appelé mon père le premier janvier pour lui souhaiter la bonne année qu’après qu’elle me l’ait demandé par texto (alors qu’on allait se téléphoner dans la journée et se voir le soir-même, j’avoue avoir pensé que cela pouvait attendre un peu). De toutes façons, je ne crois pas qu’il soit de mon devoir de comprendre ma mère. Déjà, parce que de son côté, elle ne fait aucun effort pour me comprendre (de toutes façons, maintenant, je n’en ai strictement plus rien à foutre), et ensuite, surtout, parce que je suis sa fille, pas sa psy, et je n’aime pas le rôle qu’elle essaie de me donner.
Je n’aime pas faire du shopping avec ma mère, parce que mon père le prend très souvent mal (alors qu’il serait prêt à partir une semaine en vacances avec moi sans ma mère), et aujourd’hui encore plus, vu que ma mère a refusé d’aller dans un magasin pour lui, sous prétexte qu’il y aurait du monde. Je n’ai pas très bien compris pourquoi elle a refusé, franchement, ce n’était pas le magasin le plus bondé, et si elle entrait dans les autres, je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas pu aller dans celui-là. Résultat mon père s’est vexé (de façon un peu disproportionné, certes), et quand nous sommes revenues, il était parti faire les courses, prétextant que comme on était parti faire du shopping, on allait rentrer tard. JAMAIS il ne nous est arrivé de rentrer plus tard que 17h, mais vraiment jamais, et ils font toujours leurs courses le samedi à partir de 18h. Paie ta mauvaise foi et ton comportement immature.
Donc, voilà, je ne ferai plus de shopping avec ma mère.

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Le dimanche de la mauvaise humeur

Pour tout vous dire, je passe un dimanche quelque peu pourri. Pas forcément parce que c’est dimanche, d’ailleurs, c’est juste un de ces jours où les choses se passent mal, où vous prenez la mouche pour rien et où tout vous énerve. Ce qui est un peu embêtant quand vous ne vivez pas seul. Le scanner de mes parents refuse de fonctionner, sans qu’on sache pourquoi, et bien sûr, en ce qui les concerne, je détiens la solution miracle. Sauf que non, je ne suis pas informaticienne du tout, je n’y connais pas grand-chose, et je ne vois pas du tout où se situe le problème. J’ai laissé tomber. Puis, lors d’un énième reportage sur Intouchables, ma mère m’a demandé si j’étais allée le voir et si j’avais vraiment aimé. Gros soupir. Je lui ai dit au moment où je suis allée le voir, le mois dernier. Surtout que je ne vois pas en quoi ça l’intéresse, elle n’ira pas le voir, jamais. Et ce matin, ma souris a fait des siennes. Je l’ai fait tombée cette nuit en voulant l’éteindre (oui la lumière verte en pleine nuit, ça surprend), et ensuite, impossible de cliquer normalement. Finalement, il a suffi de changer la pile et d’appuyer sur reset. Le lecteur dvd/blu ray que le frangin m’a refilé fait sauter ces derniers, je vais donc sûrement donc en racheter un, c’était bien la peine. Le plus déprimant, c’est qu’après deux mois de travail, retour à la case départ, avenir bouché. Bien évidemment, les deux pistes que j’ai tenté sur Paris n’ont tellement rien donné que je n’ai même pas eu de réponses, mais à quoi je m’attendais, franchement? Retour à la case départ, ça ne s’arrêtera donc jamais?

Alors, pour conjurer ce dimanche de la mauvaise humeur, j’ai lancé la saison 4 de Supernatural.

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C’est un peu le bordel par ici

A chaque fois que mes parents s’en vont, c’est la même chose, je me laisse totalement aller, la maison ne ressemble plus à rien et je suis obligée de passer trois heures à tout ranger avant leur retour. A part ça, je suis une adulte responsable et mature, faut pas croire. Là, ma chambre, c’est un peu du gros n’importe quoi: des canettes de coca cherry se battent avec des canettes de coca, des bouteilles d’eau gisent par terre, et hier soir j’ai failli me péter la gueule en glissant sur un dvd. Oui, il y a plein de dvd par terre. Pour ma défense, je n’ai pas assez de place dans ma chambre, c’est pour ça que j’ai trois ou quatre cartons de livres, et un pour les dvd. C’est pratique quand tu cherches quelque chose, je te le dis. Donc là, je commence à avoir honte, et il va falloir que je me bouge le fion à un moment donné. Surtout que j’ai rien d’autre à foutre.
Sinon, le frigo est quasi vide (enfin, les frigos, oui, on en a deux), les placards sont pas loin de l’être, le café va bientôt disparaître, mais j’ai absolument et totalement la flemme de prendre la voiture et d’aller à Auchan. Je pourrai aller à Carrefour Market, plus près, mais il faudra que je paie, et je n’ai plus de sous parce que cet enculé de Paypal bloque un remboursement depuis plus de dix jours (ah ça, pour me débiter, tout va bien, y’a pas de vérification à la noix à faire hein). Je rappelle que nous sommes la veille d’un week-end de fête où tout le monde va encore boire et bouffer comme des porcs. Pas moi, parce que je serai seule chez moi comme une pauvre malheureuse que la vie a oublié (fin ses amis surtout mais bref). Soyons honnête, ça ne me dérange pas vraiment, j’ai déjà fêté Noël seule, le nouvel an aussi, j’y ai toujours survécu et même pas en déprimant en plus. Tout ça pour dire que la semaine dernière, on a fait les courses le vendredi 23 avec mes parents, et c’était tellement blindé qu’on a du se garer sur le parking d’un autre magasin, et dans le magasin, on ne pouvait pas faire un pas sans bousculer quelqu’un. Donc non merci quoi, je veux pas recommencer. Je vais me laisser crever de faim, je remplacerai le café par du thé, et ça ira bien. Toutes façons faut que je maigrisse.

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Rendez-vous de dernière minute

Je sais bien que je n’ai pas une vie sociale de folie, que je ne sors pas beaucoup depuis mon retour de Paris, mais ce n’est quand même pas une raison pour me prévenir d’un rendez-vous seulement une heure à l’avance. Alors, oui, je sais, on m’en a parlé il y a deux jours, mais quand dimanche, à 18h, j’ai vu que je n’avais pas de nouvelles, j’ai pris un autre engagement. Vous, je ne sais pas, mais quand je dis à quelqu’un que je le tiens au courant, j’évite de le faire à la dernière minute. Et surtout de lui reprocher ensuite de ne pas pouvoir venir.
C’est ça que j’aime [insérez l'ironie ici] chez la plupart de mes amis: ils arrivent très souvent en retard, sans jamais s’excuser, et me préviennent à la dernière minute. Sauf que j’ai parfois des choses de prévues, aussi dingue que ça puisse paraître, et j’apprécierai d’être traitée avec un peu plus de considération.

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Je veux pas finir sous Prozac

Aujourd’hui, je suis allée à la mer, avec mes parents. Celle du nord, à Malo les bains/Dunkerque. C’est sûr, c’est pas les Caraïbes, mais moi j’aime la mer à n’importe quelle saison et n’importe où. Après le restaurant, il pleuvait, et j’ai glissé, mon appareil photo à la main, en voulant descendre une sorte de digue. L’appareil photo va bien, ne vous en faites pas, et moi aussi. J’ai une petite blessure au pouce droit, il est un peu gonflé et douloureux, mais rien de bien méchant, je vais survivre. Ma mère, elle, a tout de suite paniqué: « Tu as du te faire mal, blablablabla ». Comme si j’allais mourir, voyez. Et c’est là que je me suis aperçue que mes parents m’avaient plus ou moins appris à vivre dans une peur constante. Jusqu’ici, j’ai vécu en ayant peur de tout. Et de tout le monde. Je me suis aussi aperçue que depuis quelques mois, c’est beaucoup moins le cas. Comme si j’étais arrivée à une certaine limite, comme si ça ne pouvait de toutes façons pas être pire. Alors que ça le peut, évidemment, mais à quoi ça sert de s’en inquiéter? Je crois que ces derniers temps, la chose que je me dis le plus, c’est « Et alors? ». Je ne sais pas, peut-être que j’en ai ras-le-bol de me prendre la tête à propos de tout, peut-être à force de voir mes parents prendre peur à propos de n’importe quoi, je me rends compte que c’est totalement ridicule, surtout triste, et je n’ai pas envie de finir comme eux, à marcher aux cachets, et à me dire « Qu’est-ce que ça serait si je faisais sans? ».

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Enfin le week-end!

Ça y est, ma semaine de travail est terminé. J’ai accepté de travailler samedi en plus, et comme j’ai fait mes 35h cette semaine, je serai payée en heures supplémentaires. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, mon bulletin de salaire est arrivé aujourd’hui, et le montant est beaucoup plus conséquent que ce à quoi je m’attendais, vu que je n’ai pas fait une seule fois mes 35h en novembre. Ça tombe bien, j’avais craqué chez Sephora deux fois cette semaine, et j’ai du réparer mon blackberry pour la modique somme de 69€. Par contre, ma boîte d’intérim me paie par chèque alors que j’ai donné un RIB, allez comprendre… La semaine prochaine, je commence à 11h50, je vais pouvoir dormir un peu plus.

Enfin, du coup, au lieu de craquer pour nouveau portable (oui parce que chez Orange, 4200 points et dix ans d’ancienneté ne donnent droit ni à l’Iphone ni au Samsung Galaxy ou Nexus), je vais sans doute m’acheter un nouveau balladeur mp3. Mon Sony fonctionne très bien (et pourtant il est tombé un tas de fois…Smilie: ;) mais 3 Go c’est plus possible, il m’en faut bien plus. Voilà mon futur nouveau joujou:


Cowon J3 – 4Go (avec une carte mémoire en plus bien sûr).

Pas vraiment donné, mais c’est l’un des rares à avoir de très bons retours, et j’ai pas envie de me retrouver avec une semi-merde qui fonctionnera une fois sur deux.

C’est pas tout ça, mais le dernier épisode de The Mentalist est arrivé! (et ce soir, c’est concert!)

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