Ex-mince sans efforts.

mai 10, 2008 at 2:50 (Et sinon...)

C’est affolant comme j’ai l’impression que mon corps est contre moi. Il y a toujours quelque chose qui cloche, et quand j’arrive à peu près à régler le problème, un autre surgit de nulle part. J’ai eu droit à l’acné (qui ne m’a pas totalement quittée, apparemment elle se trouve bien chez moi), à la myopie, aux dents complètement de travers, aux cheveux ondulés (dans le mauvais sens du terme) et gras, aux vergetures. Pendant toutes ces années, je me suis consolée avec ma minceur, que m’enviais beaucoup ma mère. Mais ça n’a pas duré. Je suis grosse. Du jour au lendemain, je me suis rendue compte que moi aussi je me mettais à grossir. A avoir des bourrelets et un ventre rond. Même mes cuisses s’y sont mises. Enorme déception. C’était vraiment la seule chose, la seule chance que j’avais. Alors, je ne suis pas boèse, certes, il y a plus grosse, certes. Mais pour quelqu’un qui est habitué à ne faire attention à rien, à être mince, c’est terrible. Avant, la nourriture, je m’en fichais totalement. Il y a même une époque où c’était un calvaire, je mangeais parce qu’il le fallait, point barre. Puis il y a eu l’effet inverse, j’ai commencé à manger entre les repas, sans faire attention. Un jour je me suis aperçue que je n’étais plus aussi mince, mais j’avais déjà pris l’habitude de manger ce que je voulais. De boire aussi, il faut bien l’admettre. Sans oublier la sédentarité. Pas que j’étais particulièrement sportive, mais quand j’étais en cours, difficile de grignoter, je bougeais forcément plus.

Enfin, c’est maintenant officiel, je n’ai plus rien pour moi, tout merde, c’est génial, même mon corps me hait.

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Where is my heart?

mai 10, 2008 at 7:28 (Et sinon...)

Etrange. Après le clash d’hier soir, il me semble que je ne ressens rien de particulier. Pas de culpabilité, pas de remords. Il fut un temps pas si lointain où j’aurai retourné tout ça dans ma tête, toute la nuit, en n’oubliant pas au passage de me traiter d’idiote. J’y ai pensé quand même, j’en ai même rêvé, mais aucun ressenti. Détachée. Peut-être que je m’en fous aussi, au final. Ca me laisse assez perplexe, cette absence de sentiments. Ca ne me ressemble pas tellement. Je sais que j’ai mal agi, surtout mal à propos, mais je ne m’en veux pas. Je n’ai aucune envie de présenter des excuses, je n’en ressens pas la nécessité ni le besoin. Finalement, j’ai eu une réaction assez égoïste, ne pensant qu’à ce que je ressentais moi, en mettant de côté ce qu’il pouvait bien ressentir lui, mais je n’arrive pas à m’en vouloir pour ça. Peut-être plus tard, je ne sais pas. C’est vraiment bizarre.

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Jour férié

mai 8, 2008 at 11:52 (Et sinon...) (, , , , , )

Encore un jour férié. Maman à la maison, rattrape son retard en repassage, levée de mauvaise humeur mais maintenant heureuse de savoir qu’elle emmènera sa petite fille en week-end à la mer.
Deux jours tranquilles pour moi à l’horizon. Numericable n’arrête pas de planter plusieurs fois par jour depuis une semaine, ça commence à me plomber. Three Days Grace sur Winamp, un coca à portée de main et Ecrit avec du Sang en relecture. Quatre films en trois jours, et demain j’y retourne. Iron Man ça dépote, vive Tony Stark.

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Me, Myself and my Blog

mai 2, 2008 at 5:07 (Et sinon...) (, )

Je pensais à mon aventure bloguesque. Si je me réfère au LiveJournal d’une amie j’ai du commencer soit début 2004, soit fin 2003. Je ne peux pas vérifier, j’ai supprimé ce LiveJournal. Comme tous les autres blogs qui ont suivi. A part ce LiveJournal, supprimé l’an dernier, aucun blog n’a duré plus d’un an. Je n’étais jamais satisfaite, le design, ce que j’y écrivais, alors j’envoyais tout balader. Le nombre de fois où j’ai cliqué sur “delete”…
Pourquoi ai-je voulu commencer un blog? Je ne sais plus trop à l’heure actuelle. Je suppose que c’était parce que ça me permettait d’écrire, de me raconter, tranquillement. Je trouvais ça cool sans doute.
Mon sentiment vis à vis des visiteurs était, et est toujours, paradoxal. J’ai toujours eu peur qu’une personne proche, un ami, un membre de la famille, trouve mon blog et le lise. Autant me dévoiler devant des inconnus ne m’a finalement pas dérangée (même si timide, j’ai vite constaté qu’internet = liberté et qu’on pouvait réellement envoyer chier les emmerdeurs), autant des proches… je n’ai pas envie de tout leur dévoiler, surtout qu’ils ne sont pas tous au courant de certains aspects de ma vie et que je tiens à ce que cela reste ainsi. C’est pourquoi ce blog a été complètement privé un certain moment, et même si je l’ai rendu public, les moteurs de recherches sont bloqués.
Récemment, j’ai constaté un certain développement du blog. Je les sens, d’une certaine façon, moins personnels, et surtout plus travaillés. Il faut écrire bien, et sur des sujets d’actualités (mode, musique, cinéma) qui seront susceptibles d’intéresser le nombre le plus large de lecteurs. Beaucoup maintenant tapent leurs articles à l’avance, sur word pour corriger les éventuelles fautes, les travaillent. Cela dit, certains ont une véritable plume naturelle. A contrario, vous avez les blogs complètement pourris, tenus par des “kikoololasv”, essentiellement inscrits sur skyblog. N’oublions pas les blogueurs influents. Ceux-là même qui profitent du nombre important de visiteurs pour aider des marques à vendre des produits. Parmi eux, il y a ceux et celles qui resteront honnêtes, et surtout n’en feront pas leur “ligne éditoriale” principale. Et il y a ceux qui ne feront plus que cela, se sentant importants et indispensables, et retirant au blog tout ce qui pouvait faire son intérêt (selon moi).
M’étant inscrite sur plusieurs plates-formes (over-blog, canalblog, cowblog, livejournal), j’ai eu droit à plusieurs guides “comment bien référencer son blog”. Maintenant vous n’ouvrez plus de blog pour écrire, mais pour avoir des lecteurs. Nuance très important pour moi. Je ne suis pas hypocrite, je n’ai rien contre avoir un certain nombre de lecteurs, mais ce n’est pas en pensant à leur nombre que j’ai ouvert mon premier blog. Je voulais écrire. Aujourd’hui, Internet est un accès facile à une certaine célébrité. Reportages télés, interviews radio/magasines, 100 commentaires par article, ect. On se sent important, et, je suppose, écouté. Voire compris quand on ne se fait stupidement insulter de narcissique/égocentrique.
Le problème qui se pose pour moi, c’est que j’ai l’impression de ne plus pouvoir écrire n’importe quoi, et surtout de l’inintéressant. Oui, je me contente d’écrire ma vie. Ma petite vie où il ne se passe pas vraiment grand-chose. Je n’arrive pas à me retrouver dans ces blogs consacrés à la mode, aux médias, à la culture. Au final, ils n’ont plus rien de personnels, donc en quoi sont-ils encore des blogs?
A l’instant, je me fais la réflexion qu’au tout début, pour quelques gens, bloguer était un moyen d’écrire, sans être écrivain. Il y avait vraiment cet amour de l’écriture, écrire pour le plaisir, pas pour ramener le plus de visiteurs possibles. Pour d’autres, c’était aussi un moyen de se lâcher, de s’épancher, de se libérer. Pour d’autres encore, les deux étaient liés. Maintenant, ouvrir un blog, c’est pour faire son intéressant. Je n’y sens plus trop de sincérité.
Attention, je ne parle pas de tous les blogs qui s’ouvrent, naturellement.

Je crois que le premier blog que j’ai lu était celui de Selenys, à l’époque où elle était Nyx et tenait un blog dans son site. Le deuxième était celui d’AudiaX, que j’avoue avoir trouvé un peu effrayant (le design) à l’époque, allez savoir pourquoi. N’empêche que j’y suis revenue assez vite. Puis il y a eu celui d’Utena. Il y a eu celui de Fleur, dont j’avais perdu le lien suite à un reformatage et ait retrouvé tout récemment (merci twitter). Là j’ai carrément un dossier “Sites Personnels” dans mes favoris pour tous ces blogs. J’aime autant lire, voire plus, qu’écrire. J’ai toujours trouvé fascinant cette liberté que ces personnes ont quand elles écrivent. Elles ne racontent pas tout, évidement, mais ce qu’elles racontent, elles le font sans se gêner. Ce qui bien évidement ne plaît pas à tout le monde, surtout quand certains se sentent visés (et quand on se sent visé, c’est qu’on a quelque chose à se reprocher).

Ce qui va toujours de pair avec un blog, ce sont ses détracteurs. Ces anonymes courageux, qui n’hésiteront pas à vous mettre face au vide de votre vie et de celui de votre blog. Ces anonymes (qui ont oublié qu’ils ont une adresse ip) qui vous révéleront votre narcissisme et votre totale absence de talent. Enfin, ces anonymes qui se branleront d’aise devant leurs commentaires, se sentant remplis de leur importance. Ceux-là même qui éjaculeront précocement sur leur clavier si jamais vous perdez votre temps à leur répondre. Ceux-là même qui vous accuseront de ne pas avoir de vie (puisque vous passez votre temps à la raconter), mais oublieront généreusement la leur, passionnante et socialement remplie, pour vous remettre dans le droit chemin de l’humilité. Bref, des gros cons.

Tout ça pour dire… que je croyais pas que ça faisait si longtemps que je bloguais à tout va.

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Vampire

mai 1, 2008 at 9:02 (Ma plume)

Une petite ruelle sombre. Mon endroit préféré. Il y en a toujours au moins une ou deux dans les villes. Je m’y sens chez moi, invincible. Un peu cliché pour un vampire, je le reconnais. Mais j’ai toujours aimé la nuit. Beaucoup plus intéressante que le jour, qui ne cache jamais rien.
Petite, mon père me racontait que certaines créatures nocturnes pouvaient atteindre la Lune, chevaucher ses rayons et décrocher des étoiles. Je n’ai jamais su d’où me venait réellement cette admiration pour la Lune. Mon père m’en parlait parce qu’il voyait combien elle me fascinait. Ma mère n’aimait pas la nuit, trop de mauvaises choses pouvaient s’y dérouler. Trop de gens se servaient des ténèbres pour cacher leurs mauvaises intentions. Ma mère vivait dans la crainte, je vivais dans l’espoir. L’espoir que les histoires de mon père soient réelles. Plusieurs fois je suis sortie en douce. Je n’ai jamais eu peur. Je ne sortais que quand la Lune était pleine, et je me sentais protégée. J’étais persuadée qu’elle éclairait mon chemin pour que je ne me perde pas. Aujourd’hui, je le crois encore. Surtout depuis que je suis devenue un de ses nombreux enfants.
Cela s’est passé stupidement. Ce soir là, j’étais légèrement ivre. Bon, plus que ça, c’est vrai. Quand ce beau brun m’a proposé de devenir l’un des leurs, j’ai accepté en rigolant. Je pensais que nous allions passer la nuit ensemble, et que dès le lendemain je n’entendrais plus jamais parler de lui. C’est un peu ce qui s’est produit. Il m’a laissée pour morte dans un caniveau dès qu’il a eut fini. Mes souvenirs sont assez flous, je ne sais pas pourquoi je ne suis pas morte, ni pourquoi je me suis transformée. Par contre, ce dont je me souviens, c’est de la nuit où je lui ai arraché la tête, histoire de lui apprendre les bonnes manières. Un excellent souvenir.
A partir de ce moment, j’ai choisi d’être seule. Je savais que je ne craignais rien, mon exploit parviendrait aux oreilles de tous les autres vampires, mon nom serait connu, je n’avais plus besoin de me promener en bande pour me protéger. Rajoutons à cela, et tout à fait modestement, que je suis incroyablement puissante. Cela laisse donc supposer que le vampire qui m’a faite était vieux de plusieurs millénaires. Cela ne peut donc pas être l’ex beau brun. L’hérédité vampirique est une merveilleuse chose.
Le fait d’être née seule a du me rendre solitaire. Je me sens détachée de mes compagnons. Ils ne m’intéressent pas. Leur seul but, dans l’immortalité, c’est d’abuser et tuer autant de gens qu’ils le pourront. On s’en lasse très vite. C’est toujours la même chose, les cris de surprise, les regards de peur et de fascination mélangées, les supplications, l’abandon. Schéma totalement classique qui se reproduit à chaque victime. C’est fou ce que les humains paraissent stupides dès qu’on est passé de l’autre côté. Non pas que mon état m’ait permis d’atteindre une vérité supérieure, loin de là, mais l’immortalité vous fait forcément voir la « vie » autrement. Le temps n’est pas un ennemi, il ne joue pas contre moi, et je peux en prendre autant que je veux pour accomplir un but. Rien ne presse. C’est assez agréable. Je sais que beaucoup de vampires souffrent de leur solitude, d’être à l’écart des êtres humains, desquels ils se sentent encore très proches. Pas moi. D’abord, parce que lorsque j’étais humaine, je me sentais déjà l’écart. Mon amour de la nuit me séparait de la plupart des gens. Ensuite, j’ai très vite constaté que je ne me sentais pas touchée par leur sort. En tout cas, de celui de la plupart d’entre eux. Cela ne veut pas dire que je les déteste. Ils me laissent indifférentes, voilà tout. Cependant, il arrive parfois que certains d’entre eux me touchent. Leur beauté, leur aura, me charme. Je discute de longues heures avec eux, partageant leur vision du monde, leur mélancolie. Je leur fais l’amour ensuite, caressant leurs corps si imparfaits mais terriblement humains, marqués par leur vie. Je crois que je ressens un peu d’amour quand je les embrasse.
Je n’ai jamais regretté d’avoir tué. Je n’ai jamais changé d’avis, jamais eu envie d’en laisser un en vie. Je ne me sens pas si différente, finalement. Toujours aussi détachée, insensible. Parfois touchée, mais jamais assez pour renoncer.

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Quand les parents s’en mèlent

mai 1, 2008 at 11:59 (Et sinon...)

Sur msn, mon message perso était “les murènes, moi je les coupe”. Private joke with Ute. Ce matin, ma mère le voit, et me demande: “Les murènes ce sont les serpents sur les têtes de sorcières?” Envie de rire. “Non ce sont des poissons”. “Pourquoi tu les coupes?” “Parce que je les aime pas”. Rire maîtrisé.

Plus tard, ma mère s’amène dans ma chambre, et me révèle que mon père, suite à un article lu dans un magazine (ou un reportage télé, je ne sais plus), lui a demandé si je lisais des blogs gothiques/sataniques, ces mêmes blogs qui encouragent au suicide et à l’auto-mutilation. Profond soupir de désespoir de ma part. Ma mère s’était posé la même question il y a de ça un ou deux ans. C’est toujours blessant de se sentir rabaissé au niveau d’une adolescente de 14 ans, trouvez pas? Ma mère l’a rassuré en disant que non. Mais je n’ai pas tellement compris cette inquiétude soudaine, et plus vraiment d’actualité aujourd’hui.
Aujourd’hui, je ne me coupe pas, je bois. Si c’est pas de l’évolution ça…

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Protégé : J’aime me faire jeter

avril 30, 2008 at 9:26 (Et sinon...)

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Les joies des lycées privés

avril 29, 2008 at 12:31 (Et sinon...)

Je ne sais pas si c’est inhérent à tous les lycées privés, mais les deux auxquels j’ai été inscrite me donnent l’impression d’avoir à faire avec des bonimenteurs. Enfin, bonimenteuses.
A l’inscription, on vous promettra forcément monts et merveilles, réussite aux examens et un travail assuré à la sortie. Vous me direz, c’est normal. Là où ça l’est un peu moins, c’est quand on se met à raconter des choses complètement différentes selon les élèves. L’auto-contradiction est un art consommé dans ces endroits. Bien évidement, ça sera forcément l’élève qui aura mal compris ce qu’on lui a dit.
C’est aussi amusant de constater que les profs ne seront que très rarement d’accord sur un sujet quelconque, voire pas très au courant de la chose.
Mais le meilleur, c’est le manque total d’informations données. Oui, l’élève doit être autonome et aller les chercher lui-même. Mais l’élève a parfois autre chose à faire que d’aller interroger des profs censés être au courant, qui vous enverront voir d’autres profs, pour finir chez la directrice. Honnêtement, courir après les informations, c’est pénible, surtout si personne n’est d’accord sur l’information en question. Je suis toujours étonnée d’avoir des informations diverses, variées et contradictoires. Ce qui est assez emmerdant quand on a un papier à envoyer quelque part, et qu’au final, après une demi-heure d’interrogatoires, on n’est pas plus avancé.
J’exagère peut-être un peu, mais pas tant que ça, finalement. C’est vraiment ce qui peut se passer, et si jamais vous vous plantez, ça sera uniquement de votre faute. Une élève de ma classe, l’an dernier, était sur Paris quand l’école l’a appelée pour lui demander de venir signer un papier qui devait être envoyé le lendemain, ou le jour même à 17h, je ne sais plus. Elle a du prendre le train en urgence, et est arrivée particulièrement énervée. Ce qui se comprend. Pourquoi avoir appelé aussi tardivement? Du coup, elle s’est complètement lâchée et a dit tout ce qu’elle reprochait à l’école. J’aurais bien aimé être là.
Dernièrement, je suis allée récupérer mon diplôme du CAP dans cette même école. Et heureusement, parce que quelques jours plus tard, j’aurai du débourser des sous pour aller le chercher au rectorat. Mais ça, j’aurai du le deviner toute seule, c’est évident. Si on ne veut pas dépenser de l’argent en passant des coups de fil pour prévenir de l’arrivée du diplôme, ou simplement donner une date approximative à partir de laquelle on pourra venir le chercher, autant demander, en début d’année, une enveloppe timbrée pour l’envoyer directement dès qu’il est reçu.

Je l’ai déjà dit, mais c’est drôlement pénible de toujours tout devoir vérifier, passer derrière les gens qui sont censés être payés pour vous aider et vous faciliter un peu la tâche. Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de compliqué à donner les bonnes informations, ni à se mettre d’accord, et à se tenir au courant dans une école privée. Souvent c’est une petite structure, peu de professeurs, on est loin de la grande université aux mille professeurs quand même.
Ne parlons pas non plus des administrations, où on ne vous préviendra jamais qu’il y a eut un changement dans votre situation et que vous devez refaire signer le formulaire à votre médecin traitant. Et l’ANPE, avec ses consultants qui changent tout le temps, qui n’ont jamais les mêmes informations, qui ne vous conseillerons jamais la même chose, et parfois ils sont tellement ignorants qu’on se demande ce qu’ils foutent là. Ah la connasse qui m’a prise de haut quand je lui ai dit qu’une collègue m’avait donné une information différente “Si vous ne me croyez pas…. je ne suis pas une menteuse”. Moi si peut être?

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Untitled II

avril 27, 2008 at 9:26 (Ma plume)

Ecrit à l’origine au collège.

Il lui semblait que le jour ne se lèverait jamais. Cette nuit avait un goût d’éternité. Un sale goût. Le feu qui flambait dans la vieille cheminée le brûlait. La douleur était omniprésente. Il avait l’impression de n’avoir jamais connu autre chose. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, il avait été heureux. Maintenant, cela ressemblait à une autre vie, lointaine, alors qu’entre cette vie et sa douleur, il n’y avait qu’une nuit inachevée.
Le bourreau était parti il y a un moment déjà, peut-être bien quelques heures. Il n’avait pas prononcé un seul mot, n’avait pas bronché sous les cris les insultes de sa victime. Il lui avait donné l’impression d’être une machine sans âme. Il n’y avait pas eu de question, et donc aucune raison pour qu’il soit là. Il ne comprenait rien, sans doute n’y avait-il rien à comprendre. Il était là parce que c’était lui qu’on avait choisi. Cela aurait pu être n’importe qui d’autre. Il n’aurait pas du sortir aussi tard. Les nuits sont toutes dangereuses.
Il lui sembla entendre des bruits de pas, très légers, comme s’ils ne faisaient qu’effleurer le sol. La porte finit par s’ouvrir dans un grincement des plus sinistres. Pour effrayer plus encore les prisonniers. Il cligna des yeux, croyant rêver. Une petite fille se tenait sur le pas de la porte. Elle ne devait pas avoir plus de sept ans. De taille normale pour son âge, elle avait de longs cheveux blonds, brillants. Elle portait une robe blanche sans manches. Tout en elle lui donnait un aspect aérien, irréel.
Elle le regardait comme un autre enfant aurait regardé un sac de bonbons. Il voulut parler, mais sa gorge était si sèche que les sons qu’il parvint à émettre étaient inaudibles.
La fillette s’avança vers lui, l’air gourmand, prenant au passage un couteau que le bourreau avait pris soin d’aiguiser. Plus elle s’approchait, plus la peur le submergeait. Elle ne faisait aucune attention à lui, seul un endroit précis de sa poitrine retenait son attention.
Le couteau s’enfonça, brutalement. Méthodiquement, comme on découpe une part de gâteau, elle lui ouvrit le sein gauche. Avant de s’éteindre, il eut le temps de voir l’aube se lever, doucement.
La petite fille porta son coeur à ses lèvres et mordit dedans avec appétit. Le sang rougit ses lèvres, coula sur son menton. Lorsqu’elle eut fini, elle se frotta les mains. Elle regarda sa robe d’un air ennuyé. Elle avait fait une tâche.

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Untitled

avril 26, 2008 at 10:48 (Ma plume)

Elle se réveille. Un peu perdue. “Qu’est-ce que j’ai fait?” Rien d’anormal autour. C’est sa chambre, son appartement.

Hier. Elle est sur la plage. Chaleur. Odeur de la mer. Elle discute avec deux hommes, habillés en costumes.

Elle fronce les sourcils. Qui étaient-ils? Dans son souvenir, elle semble les connaître. Des amis sans doute. Reprenons.

Il fait bon. Elle se sent bien. Elle regarde autour. Presque personne. Au bout du ponton, elle voit…

Un ponton? Inquiétude. Où était-elle exactement?

… un homme. Tout de jaune vêtu. De dos. Elle le fixe quelques instants. Oublie la discussion. S’élance. D’un coup, comme ça. Elle ne sait même pas qui c’est. Elle se jette sur lui. Il tombe. Elle ne sait pas s’il crie, à ce moment précis elle n’entend plus rien. Grand coup dans le dos. Il s’effondre. Puis…

Elle ne sait pas. Est-ce qu’elle a continué à le frapper? Est-ce que ses amis l’ont emmenée?

Plus tard. Encore avec ces deux hommes. Comme s’il ne s’était rien passé. Elle tourne la tête. Au loin, enfant vêtu de jaune.

Effroi. Se tord les mains. “Est-ce que j’ai…”

Elle se fige. Doute. Implore silencieusement. Fixe l’enfant et remarque. Il porte un pantalon vert.

Soulagement. Soupir. Ferme les yeux.

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