Mots-Clés Avril 2012

les chiennes de garde
Certainement pas ici.

alex viol
Illégal et immoral.

audiax
Ici.

audiax nue
Toujours pas.

black ronde grosse grasse
Pourquoi?

collier superman
Hein?

déportés maigres
J’y étais pas, mais je suis à peu près sûre que peu de déportés étaient obèses.

il exige que je me mette nue
Change de mec.

je n’ai jamais perdu on m’a fait perdre
Soit t’es entouré de connards, soit t’es parano.

journaliste toute nue
Bande de pervers…

nue et moche
Je suis moche même habillée.

putes hawaii
C’est moche de payer pour coucher.

skyblog texte mutilation4
Je le savais que c’était débile de parler de mes tendances destructrices…

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Question sur les téléfilms de l’après-midi

Je ne sais pas vous, mais il m’arrive de regarder les téléfilms diffusés l’après-midi sur TF1 et M6, surtout quand il s’agit d’acteurs et d’actrices que je connais, via des séries et/ou des films. Par exemple, aujourd’hui, on avait le choix entre deux téléfilms avec Amanda Righetti (Grace dans The Mentalist) et un avec A.J. Cook (J.J dans Esprits Criminels).

Ayant décidé de nettoyer et ranger ma chambre, puis changer mon lit, je viens tout juste de me poser devant celui avec A.J. Cook. C’est un peu l’histoire typique de ce genre de téléfilms, dans lesquels les femmes sont mises en avant (bien plus qu’au cinéma, quand j’y pense): son mari infidèle se fait enlever, vu l’incompétence policière, elle décide de le rechercher elle-même, en dépit des risques. Parfois ce sont des histoires de femmes qui épousent un prince charmant qui devient extrêmement violent, ou des femmes qui sont victimes de harcèlements, voire de viols. Toutes ces femmes ont comme points communs d’être courageuses, débrouillardes, tenaces.
On est d’accord, c’est plutôt positif, toutes ces femmes fortes qui se débrouillent seules. Leur autre point commun, c’est que, toutes courageuses qu’elles soient, à un moment, elles doivent débourser de fortes sommes. Par exemple, là, la miss se retrouve dans un pays inconnu, et le détective privé lui réclame 500 dollars par jour plus 5 000 dollars s’il réussit.
Alors, moi, je me pose une question: comment toutes ces femmes font pour avoir autant d’argent à débourser alors qu’elles sont seules, souvent sans emplois ou avec un travail qui paie peu, sans héritages, à l’autre bout du monde?

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Ras-le-bol de la pub sur internet

Vous, je sais pas, mais moi, la pub sur internet commence sérieusement à me gonfler. Elle est de plus en plus intrusive et dans la plupart des cas, tu ne peux pas l’éviter. Petit tour des festivités:

Youtube: tu veux regarder un clip sur une chaîne officielle: pub dans ta gueule, impossible de la passer.

Dailymotion: pareil, sauf que là, au bout de x secondes, tu peux appuyer sur la petite croix rouge et accéder à la vidéo.

Allociné: même principe que Youtube, avant de voir ta bande-annonce, tu dois patienter en regardant une pub de 20 secondes environ.

Hypnoweb: pour ceux et celles qui ne connaissent pas, c’est une communauté de sites sur les séries télés. Maintenant, quand je vais dessus, j’ai la joie d’avoir une vidéo publicitaire qui me saute à la gueule. Que je peux heureusement fermer, pour l’instant.

Sites en général: si t’as le malheur d’aller sur des sites de vente (Etam, La Redoute, 3 Suisses, ect), on te sert des encarts de pubs sur pratiquement toutes les pages web que tu visites (Deviant Art par exemple).

Replay: Tu as vraiment cru à un moment que regarder les émissions télé en différé sur le web t’éviterait de subir les pages de pub? Un scoop pour toi: le Père Noël n’existe pas. Alors, certes, il y en a moins, et encore. J’ai quand même trouvé le summum du foutage de gueule en voulant regarder Les Enfants de la Télé sur TF1.fr (on discutera de mes goûts plus tard): en plus du montage totalement foireux (t’as quand même le droit au jeu-concours alors que tu regardes trois mois après la diffusion) qui consiste à insérer les pubs n’importe quand et surtout pas quand l’animateur les annonce, sache que tu ne peux pas patienter en allant sur une autre page web car la pub se bloque et attend que tu reviennes. Par contre, pendant l’émission, aucun problème.

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Besoin d’espoir

La vie suit son cours. Je suis toujours au chômage, je vis toujours chez mes parents, mon père atteint d’ailleurs les 67 ans aujourd’hui, je subis encore une lassitude à l’égard des livres, je mange toujours trop, n’importe quoi, n’importe comment, parce que je m’ennuie.
Je refuse pourtant de déprimer, malgré la pluie qui ne nous lâche plus depuis trois semaines, parce que ça ne sert à rien et que, ça aussi, ça me lasse. Même si hier j’ai eu un coup de blues qui m’a amené à avoir les larmes au bord des yeux, parce que parfois, ça me submerge, toute cette nullité, cette certitude qu’à 30 ans, j’en serai encore au même point.
J’essaie d’embellir mon quotidien, passé à surfer sur le net. Je me concentre sur les jolies photos, les citations positives, celles qui assurent qu’on s’en sort toujours. Si je ne fais rien, je sombre, et je n’en ai pas envie. J’oscille entre mon envie de repartir vivre à Paris, et celle de rester ici pour avoir une chance d’avoir un joli appartement assez grand pour accueillir mes livres. Je prendrai une décision quand je serai confrontée à un emploi.
Je me sens de plus en plus fatiguée de cette haine et cette agressivité que nous font subir environ 48% de la population ces derniers jours. Ces messages à base de fin du monde, ou en tout cas de la France, ceux qui insultent carrément les français qui ont choisi Hollande, je me demande bien pourquoi autant de haine et de mépris des autres. Cette France triste, maussade, désespérée, prête à cracher sur n’importe quelle cible désignée par les médias et/ou le gouvernement. Cette France incapable de penser par elle-même, qui prend tout ce qu’on lui raconte pour argent comptant, sans se donner la peine de vérifier, de confronter. Pas seulement politiquement, d’ailleurs, en général.
Alors ce matin, je me suis inscrite sur We heart it. Parce que c’est joli, plein de positivisme, de citations qui me rappellent qu’il y a quand même encore des choses dans ma vie qui en valent la peine, même si elles sont peu. J’ai besoin de ça. J’ai besoin de croire au bonheur, que tout va s’arranger, qu’un jour, je vais avoir mon petit nid douillet, que ça soit à Paris ou dans le Nord. Tout ce que je désire, c’est de pouvoir construire mon petit cocon, celui dans lequel je me réfugierai chaque jour, grâce auquel je m’évaderai.

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Pourquoi j’aime pas la 3D


Bonjour, on a payé pour avoir l’air con et on est bien contents.

J’aurai pu vous écrire un article sur la 3D. Vous écrire à quel point c’est pourri, à quel point ce n’est juste qu’un prétexte pour nous faire dépenser du fric, parce que, bien sûr, 10 euros la place, c’est pas assez rentable. La 3D, ça n’a jamais fait d’un film médiocre un bon film. La 3D, ça n’a jamais rendu meilleur un bon film. Avatar en est le meilleur exemple: il doit son succès pour avoir été le premier film en 3D. Non parce qu’au niveau de l’histoire, c’est un film bien pourri.
J’aurai donc pu développer tout cela. Sauf qu’un de mes potes l’a fait avant moi, et très bien. Aussi, je vous invite à lire cet article. Je vous invite aussi à parcourir ce blog, et surtout les articles de Craighan, parce qu’en plus d’être intelligent, il est drôle. (Il est beau aussi, et très bon chanteur mais ça vous pouvez pas le voir sur le site).

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Pourquoi j’aime Supernatural

Je suis une fan de séries télé. Surtout américaines. Je voudrai bien aimer les séries françaises, mais à part Kaamelott, elles sont toutes pourries. Parmi les séries que je regarde, il y a Supernatural. Comme son nom l’indique, c’est une série qui met en avant le fantastique. Honnêtement, au départ, je l’ai juste prise pour une buffy bis avec des mecs. Pour information, je n’aime pas Buffy, c’est une grosse connasse, et c’est à cause d’elle que je n’aime pas la série dont elle est issue.
Je ne sais plus trop comment, je m’y suis intéressée, à tel point qu’au jour d’aujourd’hui à l’heure actuelle, j’en suis à dire: Supernatural est la meilleure série fantastique du monde. Pourquoi, te demandes-tu, derrière ton écran? (ou pas)
Parce que Supernatural est une série intelligente, drôle, qui mêle habilement les genres. Tu me diras, Buffy contre les vampires, c’était pareil. Je te l’accorde. Sauf que dans Supernatural, tu dois pas supporter cette grosse conne de Buffy (je ne lui pardonnerai jamais cet épisode d’Angel où elle s’est ramenée avec un discours du style « je suis heureuse en amour avec un autre mec » alors que lui ne pourra jamais connaître l’amour vrai sous peine de devenir un monstre), et ça, c’est quand même un gros point positif. Au-delà de ça, tu as l’histoire de deux frères (ce qui évite les histoires d’amour à la con durant les saisons), très proches, qui depuis leur enfance, sont entraînés à combattre le mal. Dis comme ça, ça paraît très con. Comme je te le disais plus haut, Supernatural mêle les genres. Fantastique, horreur, comédie, drame, tout y est, ce qui permet de ne pas s’ennuyer. Je pourrai te citer des épisodes qui sont pour moi énormes, mais ça serait te spoiler, et le spoil, c’est le mal. Je veux juste que tu saches que Supernatural, c’est pas juste une série où deux beaux gosses défoncent des démons, c’est une série sur deux frères qui doivent combattre les forces du mal, et les forces du mal, elles ont beaucoup d’humour, et leur fraternité, elle pas si indéfectible que ça. Et en plus y’a deux beaux gosses à chaque fois à l’écran. Et pour être franche, Supernatural m’a foutu les larmes aux yeux, et le rire aux lèvres, plus d’une fois.

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« C’est pire ailleurs »

Suite au concert de mardi dernier, évoqué dans le précédent article, je me suis rendue compte que quelque chose m’énervait. Comment ça, encore?!

Comme je l’ai écrit, les deux premières parties étaient totalement pourries. Aucune originalité, aucune personnalité, rien à voir avec le groupe phare. Il se trouve que certains de mes amis ont aimé. Je les croyais plus difficiles que ça, mais passons, ce n’est pas le problème. Ce qui m’a interpellée, c’est qu’en réponse à un commentaire que j’ai laissé sur le mur Facebook (c’est so 2012 cette façon de parler) d’un ami qui n’était pas présent, j’ai eu comme réponse des dits amis qui avaient apprécié (vous suivez toujours?): « C’est moins pénible que d’habitude ». En gros, je paraphrase.
C’est ça que je déteste. Justifier l’existence d’une merde par un « y’a pire ailleurs ». Je peux comprendre le principe, ça peut permettre de relativiser les petits tracas, c’est sûr. Mais ce mantra est appliqué à tout et n’importe quoi, et ça me saoule grandement. Poussé à l’extrême, ça donne: « Putain la pauvreté dans le tiers monde, c’est horrible, tous ces enfants qui crèvent de faim » « ouais mais attend, y’a pire, y’en a qui meurent du SIDA. » J’aurai pu évoquer le nazisme, mais je ne voulais pas atteindre le point Godwin.
C’est comme tes parents qui te forçaient à finir ton assiette quand tu avais 10 ans « Y’a des enfants qui crèvent de faim dans le monde! » Comme si finir tes choux de Bruxelles allait sauver des petits africains de la famine…
Pour en revenir au « C’est pire ailleurs », je trouve ça débile. Bien sûr qu’il y a pire, toujours, mais il y a mieux aussi, et pour moi, ce genre de mentalité, c’est de la résignation. « T’es malheureuse en couple? Te plains pas, y’a des femmes qui font se battre tous les jours ». Il y a un moment, peut-être, et sûrement, égoïste, où j’ai juste envie de répondre: « Oui et alors? » Ce n’est pas que le sort de mon prochain ne me touche pas, mais en quoi ça peut aider quelqu’un qui va mal de l’enfoncer en disant qu’il existe pire ailleurs? A part le faire se sentir coupable, j’ai du mal à voir l’intérêt.

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Mardi, j’étais de concert à Paris

(Asseyez-vous confortablement, prenez un thé, un café ou une bière, c’est un peu long).

Lundi soir, j’ai pris le train pour Paris. A cause d’une grève des transports lillois et d’un rendez-vous médical à 16h à Roubaix, mon père m’a déposé vers 15h20 à Lille. Deux heures et 21 minutes d’attente pour mon train. J’en ai profité pour aller à la Fnac récupérer ma place pour le spectacle de Baptiste Lecaplain au Splendid, puis je suis allée au Furet du Nord, j’ai craqué pour deux livres, comme si mon sac avait besoin de ça (je vous jure, deux livres peuvent faire une sacré différence de poids), et j’ai cherché un endroit où me poser. Etant donné que je suis un peu une handicapée sociale, j’ai énormément de mal à rentrer dans un café/bar/restaurant et commander. J’ai horreur de ce moment où on rentre, cherche des yeux une place et attend désespérément q’un serveur vous remarque, sous les yeux des clients déjà attablés. Du coup, avant de me poser, je me suis enfuie de deux cafés en faisant semblant de lire un message super important sur mon portable. Pathétique. Je me suis finalement posée au bar de la gare, et j’ai décidé de retenir le prix des bières pour faire un comparatif avec Paris. Point de suspense, voici le résultat: une pinte de 1664 (50cl pour les novices): 5€ à Lille, 5,20€ à la gare de Paris Nord, 8,40€ à Montparnasse. Normal, tout va bien.
Arrivée à Paris, je prends le rer B puis le rer A pour la Défense, là où je suis hébergée.
Mardi, comme je ne dois pas retrouver mon amie avant midi, je retrouve l’UGC des Halles, mon grand amour, et prend un ticket pour Twixt (avec genre dix minutes de retard, c’est la première fois de ma vie que ça m’arrivait). Apparemment, même Francis Ford Coppola peut faire des films pourris, comme son neveu (Nicolas Cage). J’arrive avec une bonne demi-heure d’avance à Montparnasse, dans le froid et le vent. Enfin, mon amie arrive, et on cherche un endroit où manger. Une petite pizzeria fera l’affaire. Vous savez, si je veux retourner vivre à Paris, ce n’est certainement pour la qualité de vie qu’on y trouve. Nourriture médiocre, service médiocre, prix souvent trop élevés, soit on en rit, soit on en pleure. D’ailleurs, j’ai découvert qu’à Paris, c’était normal de manger des profiteroles avec des boules de glaces à l’intérieur. Chez moi, on y met de la crème, alors imaginez ma surprise quand j’ai senti ce froid dans ma bouche (non seulement tu paies cher et en plus c’est même pas décongelé correctement)! Je n’ai même pas pu finir, ça me donnait envie de vomir. Mention spéciale au chocolat viennois fait soit avec de l’eau, soit avec du lait light. Heureusement, j’ai tout de même passé un excellent moment. Je ne l’avais pas vue depuis bien deux ans, étant donné que madame n’a rien trouvé de mieux à faire que d’aller habiter à Cork, Irlande. Mais c’est pas grave, on s’est retrouvées comme si on s’était vues la veille, j’avais pas ri autant depuis un moment. A cause du temps, on a du s’acheter des gilets chez C&A (le mien mal taillé, j’ai du prendre une taille L, à 29€, ça fait mal au cul).
Après ce désastreux dessert aux profiteroles (Au Saint-Malo, à Montparnasse, retenez bien le nom, histoire de ne pas y aller perdre votre argent), nous décidons de nous diriger vers Bercy. Pourquoi? Tout simplement parce que c’est quand même un peu la raison de ma venue: le concert de Nightwish.

Premier concert du groupe auquel j’assiste (le show-case des Halles en 2004 ne compte pas vraiment, j’avais rien vu et en plus Mayoka s’est évanouie dans la file d’attente pour les dédicaces). En plus, là, c’est la nouvelle chanteuse, que je n’aime pas particulièrement, mais bon, quand même, ça aurait été dommage de rater ça.
Nous arrivons donc à Bercy, il pleut, il vente, on se dirige vers la queue, qui paraît assez longue mais en fait est très espacée. Il y a des gens qui sont là depuis 8h du matin, voire qui ont dormi sur place, faute d’hôtel. J’aime Nightwish, mais pas à ce point quand même. Voyant le temps, on décide qu’on n’a pas du tout envie de faire la queue pendant encore deux heures, alors on se réfugie dans un bar en face de Bercy (Spectacles je crois qu’il s’appelle). Une bière pour moi, un autre chocolat au lait light pour Loutre (le surnom de mon amie, cherchez pas), on papote, et tout à coup on se bloque, le nez levé, l’air interloqué. Ah oui, c’est bien la version orchestrale d’Imaginaerum (le dernier album du groupe) qui passe dans le bar. Vous avez remarqué que, quand on entend une musique qui nous interpelle, on a tendance à regarder vers le plafond, ce qui est assez stupide quand même. Deux autres amis arrivent, on va manger un sandwich dans un autre endroit (5,50 pour un sandwich pain de mie complet jambon/fromage, ça fait un peu mal). Puis, courageusement, sous les intempéries, on se dirige vers la file. Heureusement, les portes sont ouvertes, on n’a juste à se mettre au bout de la file et la remonter tranquillement. Pour rentrer, une fouille d’un côté pour les filles, de l’autre pour les garçons, histoire qu’on se fasse pas tripoter par les mecs de la sécurité. On se retrouve en fosse, derrière, je trouve un petit promontoire sur lequel je reste, coûte que coûte, vu que l’un des grands défauts des métalleux, c’est d’être souvent très grands. Une amie nous a expliqué qu’à Bercy, soit tu es dans les 3 premiers rangs, soit derrière, sinon tu vois rien. Je retrouve pleins de gens pas vus depuis mon départ de Paris, ça fait plaisir, même si c’est juste le temps de se faire la bise.
Arrive la première partie, Eklipse, qui, je l’espère, porte bien son nom: un groupe de filles, violons et compagnie, qui font des reprises avec une boîte à rythme. L’escroquerie complète. On fout des nanas sexy sur scène avec des instruments classes, pour faire des reprises qui n’apportent rien aux originaux, bien au contraire (j’ai cru pleurer pendant la reprise de In The End de Linkin Park). Heureusement, cinq morceaux et puis s’en vont.
Au tour de Battle Beast. Espèce de power metal de base, sans aucun intérêt, tous les morceaux se ressemblent, et à chaque fois on a l’impression que ça ne s’arrêtera jamais. Avec des paroles tellement profondes qu’elles mériteraient d’être au programme de philo de terminale: « Change the world with metal, change the world with steel, change the world with heavy metal », « Show me how to die, life is not enough for me to die » (je cherche encore la signification de la dernière phrase). Huit morceaux insupportables et puis s’en vont.
Enfin, le début du vrai concert, avec un rideau de… papiers toilettes. En tout cas ça y ressemble. Et après avoir vu des photos, c’était assez stupide par ceux qui étaient placés en gradins pouvaient tout voir sur le côté. Le rideau reste en place pendant l’intro et une bonne partie de la première chanson. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas faire un track by track, juste dire que c’était vraiment grandiose, un écran géant, de la pyro à gogo, des paillettes tombées du ciel (enfin, du plafond) et même un feu d’artifice à la fin.

A peine le concert terminé, on se fait jeter dehors par la sécurité, mais ça va, il ne pleut plus. Encore la bise à des amis que je n’avais pas vu dans la salle, mais il se fait tard, je dois filer prendre mon RER A, alors que j’aurai bien aimé faire l’after prévu. Mais bon, revenir chez quelqu’un qui vous héberge à 2h du matin, ça ne se fait pas. Puis le taxi coûte cher.
Mercredi matin, je retrouve la Loutre à Montparnasse encore une fois, on se pose au Starbucks, c’est peut-être cher mais au moins c’est du vrai lait. On papote deux heures, on languedepute plutôt, devrais-je dire, ça fait du bien, mais malheureusement l’heure arrive où elle doit partir déjeuner avec sa tante et prendre l’avion pour l’Irlande. Vu qu’il me reste du temps avant mon train (16h46), j’en profite pour aller voir mon ancienne responsable dans son nouveau magasin boulevard Raspail. Elle me donne des nouvelles sur la boîte, plein de changements, des départs, des congés maternités, ect. On téléphone à un autre magasin, mon autre ancienne responsable y est, hop, j’y file, on déjeune ensemble, on discute, et c’est fou ce qu’elles m’avaient manqué, ces filles, drôles, gentilles, intelligentes, adorables, jamais je retrouverai des équipes pareilles.
Arrive l’heure pour elle de repartir travailler, je file à la gare attendre mon train. Je me pose au bar, dix bonnes minutes avant que la serveuse daigne prendre ma commande, vu qu’elle m’a refilé la carte d’office alors que je savais déjà ce que je voulais. Enfin bon. Je prends le train, je rentre chez moi, et un bon gros coup de blues me tombe dessus. Je télécharge mes séries habituelles, mais le coeur n’y est pas. Je préférerai être dehors avec mes amis, à discuter et rire à propos de tout et de n’importe quoi.
J’y retourne le 2 mai pour le concert d’Anathema (et cette fois, je ferai la queue tôt, je veux être au premier rang).

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L’épopée du Perroquet – Kerry Reichs

Une pétillante jeune femme en quête d’elle-même, Un perroquet au sens de l’à-propos déconcertant, Une vieille voiture bringuebalante…
Tous en route pour Hollywood ! Cette fois, la coupe est pleine ! A 25 ans, Maeve est sur le point de craquer. Alors qu’elle vient de perdre son job, ses parents ont décidé de lui couper les vivres pour l’aider à se prendre en charge… Ni une ni deux, Maeve, accompagnée de son perroquet Oliver, part refaire sa vie à Hollywood. Mais c’est compter sans le destin qui s’acharne. En pleine traversée des Etats-Unis, sa voiture rend l’âme au milieu de nulle part.
Voici Maeve coincée avec son perroquet, loin des siens, loin de son rêve, dans une petite ville perdue du fin fond de l’Arizona. Petite ville perdue certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve ne tarde pas à le découvrir… Au point de renoncer à rejoindre la mythique Hollywood ?

Le nom de l’auteur vous dit quelque chose? C’est normal, il s’agit de la fille de Kathy Reichs, celle qui écrit les livres à l’origine de la série Bones, parfois citée en clins d’oeils dans le livre.
J’ai découvert ce livre au hasard de mes pérégripérigripéripa… errances sur hellocoton. La couverture m’avait attirée, le résumé aussi, et quand je suis tombée dessus au Furet du Nord, je m’en suis emparée. Et je ne l’ai pas regretté du tout.
Au début, on a l’impression de lire un livre digne d’un de ces téléfilms qu’M6 diffuse tous les après-midi en semaine. C’est frais, c’est léger, l’héroïne est mignonne, le perroquet marrant, et on a envie de partir aussi à la découverte de ces villes américaines aux noms improbables mais pourtant bien réels. Franchement, ça m’a limite donné envie de faire la même chose en France.
Puis, le ton devient plus grave, sans pour autant sombrer dans le pathos. Maeve se révèle être une jeune femme pleine de fêlures, de peurs, qui tente de reprendre sa vie en mains et prouver aux autres qu’elle est une adulte responsable qui maîtrise sa vie. Les autres personnages sont tout aussi attachants, colorés et non sans profondeur eux aussi. Le seul petit bémol, et encore, c’est l’histoire d’amour qui est assez prévisible dès le début. Mais ça ne veut pas dire qu’elle n’est pas crédible.
Un très beau livre, donc, qui me fait regretter que les autres romans de Kerry Reichs ne soient pas encore traduits.

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Un jour – David Nicholls

Un peu après tout le monde, sans avoir vu le film, j’ai enfin lu Un Jour. L’histoire est assez basique: on suit l’évolution de deux amis, Emma et Dexter, pendant 20 ans. Emma, la timide rebelle, complexée, intellectuelle, Dexter, le bourgeois, sûr de lui, nette tendance aux excès. Au fur et à mesure, tout s’inverse, l’un sombre tandis que l’autre s’épanouit. Au fil des années, ils se séparent, se retrouvent, se disputent, se réconcilient, finalement inséparables, ayant besoin l’un de l’autre.
Je comprends pourquoi ce livre a tellement plu à pas mal de blogueuses. C’est une bonne histoire, sans être niaise ni mielleuse, réaliste, où les protagonistes sont loin d’être parfaits donc crédibles. L’écriture est fluide sans être simpliste, les émotions, tourments, pensées sont bien décrits, on rentre dedans assez facilement. Parfois un peu longuet, peut-être, et encore, pas sûr.

[SPOILER ALERTE]

J’avoue, quand Emma est morte, j’ai eu les larmes aux yeux. Bon, faiblement, mais sur le coup, ça m’a fait un choc. Je ne m’y attendais vraiment pas, et je n’ai pas compris. Tout ça pour ça? Toutes ces années décrites, ces émotions décryptées, et elle meurt? Mais, finalement, c’est aussi bien. L’happy end attendu aurait sans doute été trop facile, et peut-être qu’il aurait rendu l’histoire moins crédible. Ça m’a fait penser un peu à L’Elégance du Hérisson. Pareil, l’héroïne meurt juste quand l’avenir semble plein de belles promesses.
Pendant un moment, je me suis demandée à quoi ça servait de continuer après ça, mais ça permet de refermer le livre sur une note douce-amère, sur une jolie scène.
Du coup, j’hésite à voir le film, je n’ai pas spécialement envie d’être à nouveau triste.

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